There is limited empirical evidence of how environmental conditions in the Global South may influence long-distance international migration to the Global North. This research note reports findings from seven focus groups held in Ottawa-Gatineau, Canada, with recent migrants from the Horn of Africa and francophone sub-Saharan Africa, where the role of environment in migration decision-making was discussed. Participants stated that those most affected by environmental challenges in their home countries lack the financial wherewithal to migrate to Canada. Participants also suggested that internal rural–urban migration patterns generated by environmental challenges in their home countries underlay socioeconomic factors that contributed to their own migration. In other words, environment is a second- or third-order contributor in a complex chain of interactions in the migrant source country that may lead to long-distance international migration by skilled and educated urbanites. These findings have informed the scope and detail of a larger, ongoing empirical study of environmental influences on immigration to Canada.
Au moment de sa création, en 1959, la Commission de la capitale nationale (CCN) a pour but d’intégrer les villes de Hull et d’Ottawa, cette union devant symboliser, plus largement, celle des deux peuples fondateurs du Canada. Or, ce projet a provoqué d’importants débats politiques à Hull au fil des années. En se voyant ainsi intégrée à la région de la capitale nationale (RCN), Hull perdait une partie de son autonomie. Cette thèse propose une étude de la CCN pendant la rénovation urbaine de l’Île de Hull des années 1960 et 1970 afin d’y cerner le rôle joué par le débat sur la question nationale. Il s’agit d’un élément moteur de l’action de la CCN. En fait, la question nationale se trouve à plusieurs niveaux de la problématique. Ce sujet peu exploré donne à cette recherche son originalité. En examinant les relations entre les acteurs de la revitalisation du centre-ville, soit la CCN, le conseil municipal de Hull, les regroupements citoyens et le gouvernement du Québec, la thèse opte pour une perspective à la fois politique, institutionnelle et sociale. Un jeu de pouvoir entre les paliers gouvernementaux prend place alors que Hull et Ottawa se disputent les investissements fédéraux. Les citoyens de l’Île de Hull s’engagent dans les assemblées citoyennes et y développent une conscience régionale qui tardait à s’affirmer.
Une réflexion sur la gouvernance dans un contexte de décentralisation permet de réaliser que la gestion au niveau régional et local est devenue complexe. Des changements importants sont survenus ces dernières années au niveau de la gouvernance du secteur forestier. Dans ce cadre, les structures régionales comme les Conférences régionales des élus (CRÉ) se sont vues confier des nouvelles responsabilités dans la planification du développement régional en matière forestière. Face aux enjeux et défis suscités par ce milieu, ces structures régionales sont incitées à intégrer des nouveaux modèles de gestion.
La question à laquelle tente de répondre le présent travail est : Comment la Conférence régionale des élus de l’Outaouais (CRÉO) et sa Commission régionale sur les ressources naturelles et le territoire public de l’Outaouais (CRRNTO) s’approprient-elles les nouvelles responsabilités forestières, et plus singulièrement, est-ce que les nouveaux pouvoirs s’exercent dans une logique de gouvernance? Cette gouvernance est définie par de plus en plus en plus de chercheurs en termes d’échange de savoir et de connaissance, de circulation de l’information (Juillet & Andrew, 1999), de rationalité communicative et intersubjective (Drysek, 1987), et non plus sur le modèle du «command and control».
Plus spécifiquement, l’analyse du cas de la CRÉO et sa Commission régionale des ressources naturelles et du territoire porte sur les modalités de prise de décision et la mise en pratique de cette gouvernance. La collecte de données s’est faite d’abord par des entrevues semi-dirigées avec les participants à la Table des Commissaires et aux Tables locales de gestion intégrée des ressources et du territoire (TLGIRT). Pour approfondir le résultat, les procès verbaux et les rapports des rencontres ont été analysés.
De l’analyse, quelques grands constats se sont dégagés : la volonté de la CRRNTO de répondre aux besoins de son milieu par la concertation et de faire place au partenariat; la participation plus directe ou non des régions et des collectivités à la gestion des forêts avec le concours de dispositifs participatifs, le faible degré de participation des citoyens; la grande responsabilité des élus dans la prise de décision, le déséquilibre dans les rapports de force lors des débats au sein des tables TLGIRT; l’existence d’une certaine collaboration verticale entre les différentes structures, les capacités d’expression et d’action des acteurs souvent suscitées par les instances supérieures.
Au regard de ces constats, la conclusion de notre recherche statue que la CRÉ et sa Commission ne répondent que partiellement aux conditions d’une gouvernance hétérarchique. D’une manière générale, la forte empreinte du modèle de la démocratie représentative, en l’occurrence la lourde présence de l’État et l’insuffisance des ressources financières freinent l’autonomisation.
Dans le cadre de ce projet de recherche, le processus d’acculturation a été étudié en l’occurrence du phénomène global du flux de migration des Congolais catholiques dans la region d’Ottawa- Gatineau. Nous avons cherché à comprendre la signification que peuvent donner les participants à la rencontre interculturelle lorsque la chorale congolaise catholique anime en rite zaïrois une messe hebdomadaire dans deux paroisses franco- canadiennes. Dans ce contexte d’interculturalité et d’intégration de nouveaux arrivants au Canada, nous nous sommes intéressés au phénomène culturel de l’animation de la chorale Lisanga de la communauté Congolaise-catholique Bondeko d’Ottawa-Gatineau. C’est ainsi que nous avons examiné cette expérience comme une rencontre dans un contexte d’acculturation et d’un espace de convivialité interculturelle. Pour aborder ce sujet, nous avons recueilli des données quantitatives, des données qualitatives et nous nous sommes attachés à l’analyse des données récoltées à partir de notre observation afin de faire ressortir les points d’influence interrelationnels. Nous nous sommes inspirées du modèle d’acculturation interactif (MAI) de Bourhis et coll. (1997) pour recueillir nos données quantitatives puisque ce modèle « tient compte de la réciprocité dynamique qui se crée lors d’une interaction entre deux cultures » (p. 370). De plus, nous avons présenté la notion de cosmopolitisme d’Appiah (2006) et la perspective culturelle sur la mondialisation d’Appadurai (2005) au modèle non seulement pour le bonifier, mais encore pour tenir compte de la réciprocité des énigmes face à une interaction interculturelle. Par le biais de notre étude, nous avons pu constater que cette rencontre interculturelle déclenche un processus d’acculturation interrelationnel de la chorale vers les communautés paroissiales et des communautés paroissiales vers la chorale. Même si certains maintiennent une certaine distance, et qu’il puisse y avoir des bris dans la communication interculturelle, l’événement a suscité la reconnaissance mutuelle chez plusieurs participants dans le cadre d’une activité de détente au sein de l’Église catholique. Ceci veut dire que notre recherche a pu faire avancer les connaissances dans le processus d’acculturation cosmopolite où chacun peut oser sortir de sa zone de confort et reconnaître la richesse de l’autre.
À l’ère de la mondialisation, nous sommes de plus en plus conscients des réalités internationales et préoccupés envers différentes problématiques sociales. En 2007, nous avons vécu une crise alimentaire qui fût dramatique pour certains pays du sud, l’augmentation du coût des denrées liées à la spéculation boursière vient bouleverser notre façon de voir l’agriculture et l’alimentation.
L’augmentation de la population mondiale est également un enjeu majeur que nous ne pouvons remettre en doute, nourrir cette population qui augmente pourrait devenir problématique. Quelles sont les actions que les pays favorisés devraient-ils entreprendre afin de modifier leur comportement et d’adopter un mode de vie plus respectueux envers l’environnement? Un retour à la terre et à l’alimentation locale pourraient-ils être des solutions aux problèmes liés à l’agriculture industrielle? Par la réduction du transport, par l’adoption de pratiques saines et équitables qui permettent de conserver une terre fertile pour les générations à venir, sont toutes des considérations actuelles qui doivent être abordées. Le développement durable et le développement local deviennent ici des concepts de base qui nous abordons dans le cadre de cette problématique et de cette question de recherche : «Comment, le Marché de Solidarité régionale de l’Outaouais, une coopérative de solidarité, contribue-t-il au développement local et durable, et ce, dans une perspective de souveraineté alimentaire?»
Nous avons étudié le cas du Marché de Solidarité régional de l’Outaouais (MSRO), comme étant un moyen de prise en charge collective, et ce, dans une perspective de souveraineté alimentaire. L’analyse de notre expérience terrain vécue dans cette coopérative de solidarité nous a démontré que le MSRO peut être un outil de développement local et durable.
Le rapprochement créé entre les membres consommateurs et les membres producteurs est créateur de solidarités régionales. Le MSRO n’est pas seulement un outil de développement local, mais il est également un stimulant de l’économie locale. Même si son rayonnement n’est pas à la hauteur des grandes chaînes d’alimentation son implantation favorise un mouvement de solidarités rurales et urbaines. L’implantation de ses politiques et de ses critères respectent les principes du développement durable contribue au développement d’une agriculture saine et respectueuse de l’environnement.
De nombreux géographes ont constaté qu’après la période dite de « l’aménagement consensuel du territoire », nous sommes entrés dans l’ère de « l’aménagement conflictuel ». En effet, depuis une dizaine d’années, plusieurs grands projets d’aménagement et d’infrastructure à travers le monde ont connu des conflits et des tensions, à divers degrés, qui ont eu pour effet de retarder voire d’annuler leur réalisation. Le projet de train léger sur rails d’Ottawa n’a pas fait exception. Proposé en 2001 par la Ville d’Ottawa, ce mégaprojet de transport durable fut planifié pendant des années et bloqué en 2006, laissant aux contribuables une facture élevée. Il reste que le projet a connu, après une éclipse de deux ans, un nouveau rebondissement et finit par aboutir. Cet article revient sur la saga du projet du train léger qui déchaîne les passions depuis plus d’une décennie. À travers l’étude de la couverture médiatique, il tente de saisir les origines, les enjeux et le rôle des différents acteurs impliqués dans ce conflit d’aménagement, mais aussi les facteurs qui ont concouru à l’aboutissement d’un des plus grands projets d’aménagement de l’histoire de la capitale canadienne.
Ce mémoire de maîtrise étudie le cas du Marché de Solidarité régionalde l’Outaouais (MSRO) comme étant un moyen de prise en charge collective dans une perspective de souveraineté alimentaire. Il démontre que le MSRO peut être un outil de développement local et durable. Le rapprochement créé entre les membres consommateurs et les membres producteurs est créateur de solidarités régionales. Le MSRO n’est pas seulement un outil de développement local,mais il est également un stimulant de l’économie locale. Même si son rayonnement n’est pas à la hauteur des grandes chaînes d’alimentation, son implantation favorise un mouvement de solidarités rurales et urbaines. L’implantation de ses politiques et de ses critères dans le respect des principes du développement durable contribue au développement d’une agriculture saine et respectueuse de l’environnement.