Jacques Gréber, architecte-urbaniste français connu pour ses réalisations en Amérique du Nord, a véritablement été l’architecte des villes d’Ottawa et Hull lorsqu’il réalisa, en 1950, le Plan de la capitale nationale. Jusqu’à cette date, Ottawa et Hull, villes industrielles se faisant face sur les rives de la rivière des Outaouais, avaient connu une croissance spontanée et incontrôlée. Soucieuses d’embellir et d’articuler les deux villes pour en faire un seul district fédéral, ses réalisations bénéficiaient à l’époque d’un certain engouement. Il faudra en fait attendre le tournant du XXIe siècle, lorsque ce plan sera réalisé en grande partie et qu’il sera réactualisé partiellement par les instances publiques pour les futurs aménagements de la capitale, pour assister à toute une polémique sur l’héritage de Jacques Gréber. Notre article propose donc, après un survol des réalisations de cet urbaniste, une analyse des critiques adressées à cet héritage urbanistique.
This paper focuses on the renewal of land use planning practices in the interprovincial metropolitan area of Ottawa-Gatineau, where sustainable urban development and metropolitan cooperation recently became official targets of public action. The authors formulate the hypothesis that the lack of cooperation between stakeholders responsible for land use planning in the region is due primarily to the complexity of interprovincial governance and to significant divergences in the political, economic and social interests of those stakeholders. Taken together, these factors constitute the main impediment to sustainable, integrated transportation and land use planning at the metropolitan level. The authors find that municipal collaboration is in fact increasing, but is marred by serious procedural flaws and that the interprovincial cooperation process, though initiated long ago, is still not a top priority for public organizations.
Les régions urbaines du Canada doivent suivre l’évolution des tendances en matière de voyages. Cela les aide à prioriser les dollars d’investissement dans les infrastructures de transport pour répondre aux tendances existantes et émergentes. Au fur et à mesure que les zones urbaines du pays se sont développées, les populations rurales entourant ces centres ont également augmenté. Les enquêtes récentes sur les déplacements des ménages urbains ont eu tendance à inclure cet «arrière-pays», y compris des enquêtes à Montréal, Ottawa-Gatineau, la région du Grand Toronto-Hamilton et Winnipeg. Naturellement, les processus d’analyse et de développement de modèles se sont concentrés sur l’activité urbaine dominante dont les attributs tendent à masquer ceux associés aux zones rurales environnantes. Cependant, les caractéristiques des déplacements urbains et ruraux diffèrent; et bien que les déplacements en milieu rural soient beaucoup plus modestes, ils représentent un nouveau marché potentiel pour des initiatives de transport durable axées sur le centre urbain. De plus, les «anneaux» ruraux assurent souvent une transition dans les déplacements entre les couloirs interurbains et les centres urbains – d’où l’aménagement régional est également affecté. Enfin, il y a un intérêt à maintenir le caractère des communautés et des environnements ruraux dans leurs propres droits, ce qui nécessite à nouveau des traitements de transport (et autres) distincts. En conséquence, il est nécessaire de mieux comprendre ces caractéristiques distinctes. De récents sondages sur les voyages dans la région d’Ottawa-Gatineau – la région de la capitale nationale ou RCN – offrent l’occasion d’examiner plus en détail la nature distincte des voyages en milieu rural. Cet article analyse l’enquête de 2005 sur l’origine et la destination des ménages à l’échelle de la région, qui comprenait également les parties rurales de la RCN. Il prend également en compte l’enquête d’interception en bordure de route du cordon externe de 2009, qui a examiné les déplacements au-delà de ces zones rurales. Ensemble, les deux enquêtes donnent un aperçu du «tableau complet» du comportement de voyage dans et autour de la RCN, tout en tenant compte des différences notées ci-dessus. C’est le sujet de l’article, qui compare les caractéristiques des voyages pour les différents «marchés» (interne et externe, urbain et rural, sous-région et région totale). Ces caractéristiques comprennent les taux de déplacement, les partages de mode, les objectifs de déplacement, les données démographiques et similaires. Le document traite également des aspects des enquêtes et de leur conduite. Ensemble, les deux enquêtes donnent un aperçu du «tableau complet» du comportement de voyage dans et autour de la RCN, tout en tenant compte des différences notées ci-dessus. C’est le sujet de l’article, qui compare les caractéristiques des voyages pour les différents «marchés» (interne et externe, urbain et rural, sous-région et région totale). Ces caractéristiques comprennent les taux de déplacement, les partages de mode, les objectifs de déplacement, les données démographiques et similaires. Le document traite également des aspects des enquêtes et de leur conduite. Ensemble, les deux enquêtes donnent un aperçu du «tableau complet» du comportement de voyage dans et autour de la RCN, tout en tenant compte des différences notées ci-dessus. C’est le sujet de l’article, qui compare les caractéristiques des voyages pour les différents «marchés» (interne et externe, urbain et rural, sous-région et région totale). Ces caractéristiques comprennent les taux de déplacement, les partages de mode, les objectifs de déplacement, les données démographiques et similaires. Le document traite également des aspects des enquêtes et de leur conduite. sous-région et région totale). Ces caractéristiques comprennent les taux de déplacement, les partages de mode, les objectifs de déplacement, les données démographiques et similaires. Le document traite également des aspects des enquêtes et de leur conduite. sous-région et région totale). Ces caractéristiques comprennent les taux de déplacement, les partages de mode, les objectifs de déplacement, les données démographiques et similaires. Le document traite également des aspects des enquêtes et de leur conduite.
Dans la région de la capitale nationale du Canada, les Québécois et les Franco-Ontariens sont non seulement voisins, mais ils partagent aussi un riche historique de liens et d’échanges. Cependant, cette frontière qui les rapproche aurait à la fois le pouvoir de les éloigner, les occasions étant nombreuses de constater que les uns et les autres ne parlent pas tout à fait la même langue et ne s’abreuvent pas à la même culture. C’est la thèse que l’auteure propose, en s’appuyant sur le témoignage d’une trentaine de Franco-Ontariens de la région sur leur vie quotidienne, à cheval sur la frontière. La première partie du texte porte sur ce que ressentent les Franco-Ontariens lorsqu’ils traversent à Gatineau. Le fait d’y côtoyer les Québécois sur leur territoire offre, chez nos interlocuteurs, de nombreuses occasions de s’identifier comme Franco-Ontariens et de consolider leur fierté. La seconde partie du texte décrit les sentiments que suscite, au contraire, la présence de Québécois dans les institutions francophones et bilingues d’Ottawa. Elle fait état de l’exclusion que ressentent les Franco-Ontariens lorsque les Québécois s’amènent sur leur propre terrain, révélant un côté moins lumineux de l’effet de frontière sur l’identité franco-ontarienne. Citations à l’appui, Anne Gilbert montre que, dans les deux cas, le discours identitaire franco-ontarien puise dans cette dernière des arguments agrégatifs fort convaincants.
L’identité liée aux projets urbains est au cœur des questionnements et réflexions dans le monde urbanistique actuel. Celle-ci a également un impact sur les acteurs participant au développement de ces projets, ce qui amène les planificateurs urbains à se questionner quant à la notion d’acteur collectif. En regard de cette problématique et par une démarche multidisciplinaire, le but de cette recherche est de comprendre, sous l’angle identitaire, l’impact des notions ci-haut mentionnées sur le développement des villes. L’objet précis est le programme particulier d’urbanisme (PPU) implanté dans le centre-ville de Gatineau, ville frontalière et fortement administrative, et dont le centre est à la base dévitalisé.
S’appuyant sur les travaux de Pinson (2009) quant aux projets urbains, ainsi que sur ceux de Bassand (1990) concernant les diverses formes d’identités (positives et négatives), l’étude porte sur l’approche préconisée par la Ville de Gatineau quant à l’utilisation de l’identité dans l’instauration d’un programme particulier d’urbanisme pour le centre-ville, ainsi que sur la réaction des acteurs face à cette approche.
Suite au cadre théorique vient le questionnement de recherche, soit l’utilisation des projets urbains dans le but d’amener une réappropriation identitaire et l’émergence d’un acteur collectif doté d’une identité propre. En s’impliquant dans le processus d’élaboration du programme particulier d’urbanisme, l’hypothèse suggère que les acteurs s’imaginent leur centre-ville idéal, se rappropriant le territoire et recréent des liens identitaires avec celui-ci, ce qui amène la constitution d’un acteur collectif doté d’une identité propre.
L’opérationnalisation des concepts centraux d’identité et de projets urbains, de même que les outils de collecte d’informations tels que l’analyse de contenu, de discours écrits et de comportement verbaux permettent la création d’un démarche méthodologique d’approche qualitative afin de répondre au questionnement de recherche.
L’analyse se divise en trois chapitres, le premier dressant un portrait analytique des éléments ayant marqué le développement des villes de façon globale, et plus précisément du territoire étudié. Un deuxième chapitre vise l’analyse des documents liés au PPU centre-ville (notions identitaires et d’acteurs collectifs de Pinson, 2009), et enfin, le troisième et dernier chapitre permet d’illustrer les différentes réactions des acteurs ayant intervenu dans le cadre des consultations publiques liées au PPU en regard des identités positives et négatives (Bassand 1990).
La recherche permet le constat de l’importance grandissante de l’acteur et des questions identitaires dans un contexte de globalisation, soutenant l’hypothèse de départ selon laquelle le projet urbain du PPU centre-ville amène une réappropriation identitaire et l’émergence d’un acteur collectif doté d’une identité propre. En effet, la ville a réussi à intégrer dans son PPU tous les ingrédients permettant d’ériger l’identité en vecteur de coordination des actions des individus (Pinson, 2009), et une majorité d’acteurs soutiennent les initiatives mises de l’avant par la Ville et s’impliquent dans le projet.
Certaines conclusions quant au processus de consultations publiques, à l’importance du politique et du conflit, à la marginalisation des catégories populaires et à la résurgence de réseaux d’acteurs sont soulevées. Des questionnements en lien avec le développement durable, l’écart entre la théorie et la pratique, le passage des villes compactes aux villes multipolaires et polycentriques demeurent toutefois et pourraient faire l’objet d’études futures.
Mots-clés: Projets urbains, revitalisation, dévitalisation, identité, sentiment d’appartenance (sense of place), imaginaire urbain, territoire, programme particulier d’urbanisme, Ville de Gatineau, centre-ville.
Bon nombre de travaux de recherche contemporains font une place centrale au « territoire » dans leur explication du développement régional. Selon ces travaux, le territoire serait un espace de collaboration où les entreprises privées peuvent trouver des ressources stratégiques essentielles à leur dynamisme. Cependant, cette perspective n’envisage pas la contribution d’entreprises collectives comme les entreprises d’économie sociale et les coopératives, de sorte que l’on connaît mal le rapport de ces dernières avec le territoire. C’est sur ce rapport que nous voulons réfléchir, par l’entremise d’une étude sur la Coopérative de développement régional Outaouais-Laurentides (CDROL) et tout particulièrement sur la mise sur pied de la Laiterie de l’Outaouais, dans laquelle la CDROL a été fortement impliquée. Notre analyse de ce cas suggère la capacité des coopératives de développement régional (CDR) à mobiliser deux types de ressources territoriales. Si, à l’instar des entreprises privées, les CDR peuvent mobiliser des « ressources stratégiques » issues de la collaboration entre les acteurs clés du territoire, elles peuvent également mobiliser des ressources « citoyennes », ignorées par les travaux sur les entreprises privées.
Ce texte porte sur la représentation politique des francophones à la Ville d’Ottawa de 2000 à 2010 et questionne, de façon exploratoire, les rapports de force existant à l’Hôtel de ville. Pour ce faire, les auteures présentent un portrait de la situation démo-géographique des francophones à Ottawa, permettant de définir quatre types de quartiers : populeux, francophones, linguistiquement variés et anglophones. Cette typologie est ensuite utilisée pour présenter et discuter les données électorales qui permettent de conclure à une forte territorialisation et à une grande stabilité de la représentation politique francophone. Ces résultats permettront de mieux comprendre comment les intérêts francophones sont portés au conseil municipal et par la suite traités.