Ce mémoire aborde deux questions :
Résumé des commentaires exprimés lors de la séance d’information du 21 avril 2016.
Comprend une section sur le marché du travail dans les régions.
Cette étude menée par le Carrefour Jeunesse Emploi de l’Outaouais auprès des jeunes adultes de la population québécoise poursuit deux objectifs :
1 : Dresser un portrait des compétences en numératie financière et en littératie financière des jeunes adultes québécois.
2 : Déterminer un cadre de curriculum pour une approche pédagogique et efficace en numératie financière.
On October 27, 2015, the MRC Pontiac Council adopted its Residual Materials Management Plan project (RMMP).
As specified by the Act on the quality of environment (LQE), a public consultation was put into place to inform the
population on the MRC Pontiac’s 2016-2020 RMMP.
During the consultation period, citizens were able to consult the RMMP in all of the municipal offices, as well as
the MRC Pontiac office. This document was also available on the MRC Pontiac website.
Concerned citizens and all interested parties were then invited to two public consultations. These meetings were
conducted by a commission and were held on March 14, 2016 in Campbell’s Bay and on March 22, 2016 in
Allumettes Island.
The members of the Commission, having read the RMMP and taken into account the advice and suggestions from
citizens and concerned parties at the public consultations, met to prepare this report.
In this report, you will find the conditions for establishing said Commission, the RMMP’s diffusion as well as the
nature of the comments that were made at the meetings. You will also find the recommendations of the
Commission members that were prepared for the MRC Pontiac.
À partir d’une analyse du cas Prospective Outaouais 2030, nous nous interrogeons sur les possibilités et les défis de la prospective dans le contexte d’une région dominée par une culture de planification stratégique régionale. Nous montrons tout d’abord que la planification stratégique et la prospective se démarquent sur le plan du rapport au temps : si la première privilégie des pratiques proches de l’action et inscrites dans le court terme, la seconde invite les acteurs du développement à se projeter à plus long terme. Ensuite, nous présentons les divers moments de la démarche suivie pour développer un exercice de prospective et une capacité de prise en compte du temps long dans la région de l’Outaouais. L’analyse de ces divers moments montre que la greffe d’une méthode prospective dans un terreau de planification stratégique régionale, même si elle est confrontée à des résistances, permet aussi d’ouvrir un dialogue et un espace de négociation en vue de construire, avec les acteurs, des scénarios inscrits dans le long terme sur la base d’une image partagée du territoire.
This chapter examines the extent to which environmental factors and social inequality in Haiti interact to influence international migration from that country to Canada. With its long history of deforestation, land degradation, soil erosion, and surface water pollution, Haiti is often cited as an example of environmentally induced migration. Canada has been a significant destination for Haitian migrants for many decades, and there are large, well-established Haitian-Canadian communities in Ottawa-Gatineau and Montreal. We have worked with members of these communities on an exploratory study to document how environmental events and conditions in Haiti have directly or indirectly influenced their decisions to migrate to Canada. Using a participatory, qualitative, mixed-methods approach, we found that environmental degradation, urban ecological decline, and extreme events interact with social inequalities in Haiti to influence international migration to Canada in subtle yet observable ways.
L’agriculture urbaine est une pratique qui gagne en popularité dans plusieurs grandes villes nord-américaines. À Gatineau, comme dans plusieurs autres villes au Québec, le sujet de l’agriculture urbaine est d’actualité. Suite à l’adoption du schéma d’aménagement et du développement révisé de la ville, Gatineau a travaillé à l’élaboration d’un programme d’agriculture urbaine. Pendant que la ville consulte, s’organise et planifie, de nombreuses initiatives d’agriculture urbaine voient le jour. C’est dans un contexte de pleine effervescence à la ville de Gatineau que ce sujet de recherche trouve sa pertinence. La présente recherche a comme principal objectif de mesurer l’impact de l’intégration de l’agriculture urbaine sur les pratiques urbanistiques. Elle vise à comprendre quels sont les changements en cours qui découlent de l’intégration de la pratique de l’agriculture urbaine ainsi que les impacts de ces changements sur l’aménagement et le développement des territoires urbains. Plus précisément et dans le cadre de la maîtrise en développement territorial, elle vise à déterminer dans quelle mesure et de quelles façons la pratique de l’agriculture urbaine contribue à un renouvèlement des pratiques en aménagement et en développement du territoire. L’approche territoriale adoptée pour examiner l’agriculture urbaine offre une vision complète et globale du phénomène. Les concepts de multifonctionnalité et de gouvernance territoriale mobilisés dans le cadre théorique offrent des pistes d’analyse et permettent de mettre en lumière toute la complexité de cette pratique. Les principaux résultats de cette recherche démontrent qu’Il y a de nombreux changements en cours qui s’opèrent dans la ville de Gatineau et ils indiquent que nous sommes présentement dans une période de transition. Si cette transition s’avère déstabilisante, les objectifs poursuivis semblent bien s’arrimer à un mode de gouvernance qui convient aux projets d’agriculture urbaine. En effet, s’il est difficile de déterminer les éléments qui découlent de la pratique de l’agriculture urbaine, il est tout de même possible de constater que ce nouveau mode de gestion convient bien aux pratiques de l’agriculture urbaine.
Le présent article est issu d’une recherche dont l’objectif était de contribuer à l’évaluation du projet pilote du Boisé en s’appuyant sur l’expérience des acteurs et actrices du milieu communautaire. Ce projet de campement urbain saisonnier a nécessité la modification des règlements municipaux quant à l’occupation d’un espace public sur les berges du ruisseau de la Brasserie, dans le quartier du Vieux-Hull, par des citoyens et citoyennes, majoritairement des personnes en situation d’itinérance qui souhaitaient y résider pour la saison estivale. La collecte de données a été effectuée auprès de 11 personnes, toutes employées par l’un des six organismes communautaires partenaires de la recherche afin de partager leur expérience et leur évaluation du projet. Dans l’ensemble, les participants à la recherche estiment que le projet a contribué à améliorer les conditions de vie des personnes installées dans le campement (les « campeurs ») et à leur donner une voix, mais ils portent un regard critique sur ses limites, surtout en ce qui a trait au profilage social des populations marginalisées. Ils reconnaissent que le Boisé ne représente pas une solution à long terme pour la lutte contre la pauvreté et l’itinérance. Malgré ce fait, la majorité d’entre eux considèrent que la poursuite du projet est souhaitable.
Bien que la Commission de la capitale nationale ait prétendu administrer le parc de la Gatineau selon une politique de conservation, les années 1960 ont vu de nombreux développements de type urbain dans le parc et les planificateurs de la CCN ont mis l’accent sur le potentiel de loisirs du parc. Cet article décrit comment la controverse sur la planification du parc de la Gatineau de 1970 déclenchée par les écologistes s’est opposée à ce renversement de politique et a forcé la CCN à abandonner la planification du plan directeur. Ce document examine ensuite les relations entre les écologistes de la CCN depuis l’époque de la controverse sur la planification jusqu’au premier plan directeur du parc de la Gatineau. S’appuyant sur l’échelle de participation citoyenne d’Arnstein, il est soutenu que, lors de sa transition vers la planification participative, la CCN a apaisé les écologistes, recevant leurs commentaires mais pas toujours influencés par elle. Ainsi, les écologistes ont été déçus par le premier plan directeur, son processus et son contenu. Bien qu’ils continuent de jouer un rôle de surveillance important dans la gestion du parc et participent régulièrement aux exercices de planification de la CCN, les écologistes n’ont pas pu obtenir de législation protectrice pour le parc de la Gatineau. Le statu quo demeure tel que la CCN peut modifier la politique du parc sans surveillance parlementaire. Pendant ce temps, le caractère sauvage du parc reste menacé par les pressions de l’urbanisation.
La complexité des enjeux environnementaux en milieu urbain et la mise en oeuvre des principes du développement durable ont permis une remise en question de la gestion bureaucratique des biens publics. Les politiques publiques sont confrontées à l’émergence de nouveaux acteurs locaux qui demandent à être impliqués dans les planifications et orientations publiques. Ce mémoire de maîtrise s’intéresse au cas de la gouvernance de la forêt Boucher à Gatineau. L’objectif de cette étude est de faire le portrait de la gouvernance de la forêt Boucher et puis d’analyser dans quelle mesure la dynamique de la gouvernance de cette forêt s’attache aux objectifs de la gestion intégrée des ressources. Le cadre théorique qui a servi d’outil d’analyse s’articule autour de la ville durable et de la gestion intégrée qui ont favorisé la mise en place de nouveaux modes d’action publique. Dans le but de comprendre le mode de gouvernance de la forêt Boucher, nous avons adopté une démarche qualitative de collecte de données. Cette recherche nous a permis de remarquer qu’il y a une pléiade d’acteurs impliqués de près ou de loin au processus. Il s’agit de la Ville de Gatineau, des ministères, des propriétaires privées, des organismes à but non lucratif et des citoyens. De même, la forêt Boucher étant la seule forêt urbaine de la ville, sa protection oblige à une attention et à un attachement social de la population. Dans ce sens, nous avons constaté l’existence des mécanismes participatifs sous l’initiative de la Ville de Gatineau, mais aussi celles d’organismes à but non lucratif qui jouent harmonieusement le rôle d’avant-garde pour la protection de cette forêt. Ce mémoire en vient à la conclusion selon laquelle, conformément au référentiel de la gestion intégrée, il y a une volonté manifeste de la Ville de Gatineau à collaborer avec tous les acteurs locaux susceptibles d’apporter une contribution qualitative dans le processus. En revanche, le projet n’étant qu’à ses débuts, il n’existe pas un cadre formel de concertation de ses différents acteurs. Cette situation ne réduit leurs participations qu’à une coopération symbolique. On rencontre alors une hybridation de mode d’implication que nous avons qualifiée par un référentiel mixte dans le mode de gouvernance de la forêt Boucher. Toutefois, le modèle de gouvernance est encore en construction, des recherches ultérieures pourront apporter des précisions sur ce dernier.
Fondement de leur identité marginale, les jeunes itinérants développent fréquemment une relation forte avec l’espace de la rue en tant que lieu de socialisation et de survie. Si de nombreuses recherches s’intéressent à cette appropriation alternative de la géographie urbaine, le cadre unique d’Ottawa-Gatineau pose une question innovante : qu’advient-il lorsque l’espace investi par les jeunes de la rue est divisé par la présence d’une frontière provinciale riche de significations sociales et culturelles? La rivière des Outaouais sépare effectivement les centres-villes d’Ottawa et de Gatineau (lieux de concentration de l’itinérance dans la région) créant ainsi une géographie inégalitaire. Bien qu’elle n’implique pas de restrictions formelles de déplacements, cette limite reste tout à fait significative, car elle sépare deux systèmes de services sociaux, deux économies, mais aussi des populations aux identités, aux langues et aux normes sociales très différentes. Quotidiennement confrontés à la présence de cette frontière entre le Québec et l’Ontario, les jeunes de la rue adaptent leurs vies en fonction des opportunités, des limitations et des paradoxes qu’elle créée. À travers une série d’entrevues avec des jeunes des deux côtés de la rivière, cette recherche a pour objectif d’analyser l’impact de la frontière sur la vie quotidienne de cette population vulnérable. Une attention particulière sera accordée à la perspective des participants dont la vie est directement affectée par la frontière afin de comparer les différentes tactiques d’adaptation à cette géographie unique.