Ce texte interroge les formes du pouvoir dans le contexte des institutions régionales au Québec. Malgré la masse des travaux de recherche québécois sur la décentralisation, peu d’entre eux ont abordé la réalité des conférences régionales des élus (CRÉ) et encore moins les dynamiques de pouvoir qui y prennent place. En s’appuyant sur les théories de la gouvernance des territoires, cet article analyse les responsabilités en matière de planification forestière assumées par la CRÉ de la région de l’Outaouais (CRÉO). L’objectif est de voir dans quelle mesure la
décentralisation des responsabilités en matière forestière vers la région de l’Outaouais s’inscrit dans le passage du « gouvernement à la gouvernance » tel que prévu dans la littérature. Trois dimensions typiquement associées à la gouvernance sont scrutées – le brouillage des frontières, la participation et la collaboration verticale – et amènent à nuancer le lien entre décentralisation et gouvernance territoriale.
Article paru dans Politique et Sociétés, vol. 36, no 1, 2017.
Cette étude est un prérequis à un projet régional de transition vers une économie circulaire impliquant les industries, commerces et institutions. Elle a pour but d’identifier et d’analyser les flux de matières et de ressources entrantes et sortantes des entreprises de l’Outaouais pour certains secteurs d’activités. En connaissant mieux ces flux et les besoins des entreprises, le CREDDO pourra mieux identifier et faciliter le développement
d’activités issues de l’économie circulaire.
Ce rapport est basé sur l’étude La localisation des activités et les émissions de gaz à effet de serre qui compare les émissions de gaz à effet de serre liées aux déplacements vers les entreprises et les institutions de dix-huit pôles d’activités, répartis dans les cinq agglomérations bénéficiant d’une enquête OD, dont la ville de Gatineau.
La version complète du rapport est accessible, en français seulement, sur le site Web de la STO : http://www.sto.ca/index.php?id=682&L=en
La version complète du rapport est accessible, en français seulement, sur le site Web de la STO : http://www.sto.ca/index.php?id=682&L=en
Guide anniversaire sur le patrimoine bâti et les activités de diffusion de la Société d’histoire de l’Outaouais.
This document presents a wide range of data divided into four general categories: territory, population, living conditions, and the economy and finance. A statistical portrait of Québec’s 17ad-ministrative regions rounds out this publication. This edition contains four updated infographics illustrating selected data from each category.
Entrevue avec Annie Bérubé, Ph.D en psychologie communautaire, professeure à l’Université du Québec en Outaouais et directrice de l’équipe de recherche sur les interventions en communauté Ricochet, au sujet de l’étude partenariale d’évaluation des activités mises en place par les Regroupements de partenaires locaux de l’Outaouais pour les jeunes enfants de 0-5 ans.
En page 11 de L’Outaouais sous la loupe, mars-avril 2019.
Le développement du transport actif (TA), c’est-à-dire des déplacements utilitaires incluant la marche, le cyclisme et l’utilisation des transports en commun, est une stratégie utilisée par les villes pour stimuler l’activité physique. Ottawa est un exemple remarquable de succès à cet égard considérant les taux de TA dans le contexte nord-américain. Cependant, la pratique du TA y est plutôt faible si on la compare à celle des résidents des villes internationales les plus performantes, suggérant que cette difficulté à accroître les taux de TA pourrait être associée au contexte socioculturel nord-américain. En appliquant le cadre des coalitions de cause, cette étude met en lumière l’importance d’une catégorie d’obstacles politiques tenaces qui nuisent aux efforts de promotion à long terme du TA à Ottawa. Des entrevues individuelles ont été menées auprès de 21 experts en TA basés à Ottawa. Ces données ont été complétées par une revue de la littérature. La recherche démontre que les défis que pose le contexte socioculturel nord-américain et le système politique dans lequel la ville s’insère représentent de sérieux obstacles à la promotion du TA. Considérées dans une perspective de promotion de la santé en milieu urbain, ces conclusions suggèrent que les tenants de la santé publique devraient diriger leurs efforts d’influence dans des domaines qui ne sont pas traditionnellement les leurs, soit la fiscalité municipale et les cultures professionnelles et les pratiques des domaines des transports et de l’aménagement urbain.
Les recherches menées par l’auteur durant plus de vingt ans sur l’évolution des territoires l’ont conduit à présenter la culture comme le premier élément à considérer dans le développement urbain ou rural, car elle intègre le respect de l’histoire, le sens du lieu, le patrimoine sous toutes ses formes et les pratiques des habitants. Il a observé que les projets de nature culturelle provoquent des réactions intangibles qui ne sont pas toujours prises en compte dans le développement des territoires. À une époque où les villes et les régions sont en concurrence, la beauté d’un lieu, la fierté et le sentiment d’appartenance qui en découlent sont des facteurs de développement. L’auteur démontre, à partir d’études de cas, la pertinence du recours à une stratégie culturelle, car elle stimule la créativité, l’innovation et la mobilisation des acteurs locaux.
Ce texte interroge les formes du pouvoir dans le contexte des institutions régionales au Québec. Malgré la masse des travaux de recherche québécois sur la décentralisation, peu d’entre eux ont abordé la réalité des conférences régionales des élus (CRÉ) et encore moins les dynamiques de pouvoir qui y prennent place. En s’appuyant sur les théories de la gouvernance des territoires, nous analysons les responsabilités en matière de planification forestière assumées par la CRÉ de la région de l’Outaouais (CRÉO). L’objectif est de voir dans quelle mesure la décentralisation des responsabilités en matière forestière vers la région de l’Outaouais s’inscrit dans le passage du « gouvernement à la gouvernance » tel que prévu dans la littérature. Trois dimensions typiquement associées à la gouvernance sont scrutées – le brouillage des frontières, la participation et la collaboration verticale – et amènent à nuancer le lien entre décentralisation et gouvernance territoriale.