29 juin 2026

Rattrapage de l’Outaouais en santé : les investissements progressent, mais l’écart avec le Québec demeure important

Gatineau, le 29 juin 2026 – Après cinq années de suivi, l’ODO constate que les investissements en santé dans la région ont augmenté plus rapidement qu’ailleurs au Québec depuis 2019. Malgré cette progression, l’Outaouais demeure sous la moyenne québécoise en matière de financement, de ressources humaines et de capacité hospitalière.

En santé, l’Outaouais a connu une croissance des dépenses par habitant de 71,3 % depuis 2019, soit un rythme de croissance supérieur à celui observé dans l’ensemble du Québec (61,1 %). En revanche, à court terme, cette croissance n’a pas encore permis de rattraper l’écart avec le reste du Québec. En 2024-2025, pour que l’Outaouais atteigne le même niveau de dépenses par habitant que le Québec, il lui manquait encore une somme de 640 $ par habitant, soit l’équivalent de 272 millions de dollars.

Les écarts observés en matière de ressources humaines et de capacité hospitalière demeurent également importants. Pour atteindre la moyenne provinciale de professionnels par habitant de 2025, l’Outaouais nécessitait 1 238 infirmières en soins directs et 293 médecins additionnels. La région avait également besoin de 284 lits de courte durée et 494 lits de longue durée de plus pour atteindre la moyenne québécoise de lits par habitant.
« La croissance des investissements réalisés en santé depuis 2019 est encourageante, mais le retard accumulé au fil du temps ne peut être résorbé en quelques années seulement. Les résultats témoignent d’une volonté de rattrapage, mais les écarts observés rappellent que les efforts devront être maintenus à long terme », souligne Alexandre Bégin, agent de recherche à l’ODO.

Cette démarche de monitorage découle de la reconnaissance, par l’Assemblée nationale du Québec en 2019, du retard historique de financement public de l’Outaouais en santé, en éducation et en culture. Les résultats complets de la recherche sont disponibles sur le site internet de l’Observatoire.