De nombreux géographes ont constaté qu’après la période dite de « l’aménagement consensuel du territoire », nous sommes entrés dans l’ère de « l’aménagement conflictuel ». En effet, depuis une dizaine d’années, plusieurs grands projets d’aménagement et d’infrastructure à travers le monde ont connu des conflits et des tensions, à divers degrés, qui ont eu pour effet de retarder voire d’annuler leur réalisation. Le projet de train léger sur rails d’Ottawa n’a pas fait exception. Proposé en 2001 par la Ville d’Ottawa, ce mégaprojet de transport durable fut planifié pendant des années et bloqué en 2006, laissant aux contribuables une facture élevée. Il reste que le projet a connu, après une éclipse de deux ans, un nouveau rebondissement et finit par aboutir. Cet article revient sur la saga du projet du train léger qui déchaîne les passions depuis plus d’une décennie. À travers l’étude de la couverture médiatique, il tente de saisir les origines, les enjeux et le rôle des différents acteurs impliqués dans ce conflit d’aménagement, mais aussi les facteurs qui ont concouru à l’aboutissement d’un des plus grands projets d’aménagement de l’histoire de la capitale canadienne.
Cette enquête a permis de dresser le portrait des habitudes de déplacement de plus de
25 000 ménages choisis au hasard dans les villes d’Ottawa et de Gatineau et dans la MRC des
Collines-de-l’Outaouais. Ce document est un sommaire des principaux constats. Pour les documents détaillés, voir http://www.ncr-trans-rcn.ca/enquetes/enquete-o-d/enquete-o-d-2011/
Ce texte porte sur la représentation politique des francophones à la Ville d’Ottawa de 2000 à 2010 et questionne, de façon exploratoire, les rapports de force existant à l’Hôtel de ville. Pour ce faire, les auteures présentent un portrait de la situation démo-géographique des francophones à Ottawa, permettant de définir quatre types de quartiers : populeux, francophones, linguistiquement variés et anglophones. Cette typologie est ensuite utilisée pour présenter et discuter les données électorales qui permettent de conclure à une forte territorialisation et à une grande stabilité de la représentation politique francophone. Ces résultats permettront de mieux comprendre comment les intérêts francophones sont portés au conseil municipal et par la suite traités.
La mobilité linguistique se solde dans l’Outaouais par une légère anglicisation de sa population francophone avec un taux net se maintenant environ à 2% depuis 1971. Les transferts nets du français à l’anglais sont un peu plus fréquents dans la conurbation de Hull qu’en région rurale. En milieu urbain, ces transferts sont compensés partiellement par une certaine francisation d’allophones. En comparaison, de 1971 à 1986, l’anglicisation des francophones a augmenté sensiblement dans la conurbation ontarienne d’Ottawa, s’élevant jusqu’à 23% au dernier recensement. Cette différenciation de la situation linguistique de part et d’autre de la frontière interprovinciale s’expliquerait davantage par une migration interne différentielle selon les affinités linguistiques que par un impact direct des lois linguistiques du Québec (22 ou 101) sur le comportement linguistique des habitants de l’Outaouais.