Ce rapport présente les résultats émanant des consultations tenues auprès des personnes âgées de 50 ans et plus. Il se divise en trois parties. Il aborde, dans un premier temps, des données sociodémographiques qui rendent compte du portrait de ce groupe d’âge. La seconde partie du rapport porte sur la méthodologie utilisée. Elle présente plus spécifiquement le cadre théorique, la procédure utilisée, l’échantillonnage, la formation des animateurs ainsi que la méthode d’analyse. La dernière partie porte sur les résultats de la perception des personnes âgées de 50 ans et plus en regard des différentes questions posées lors des groupes de discussion, à savoir : ce qu’elles aiment le plus de leur ville, ce qu’elles trouvent le plus important dans leur ville, ce que serait une ville idéale pensée pour les personnes de 50 ans et plus, et des actions concrètes à réaliser dans un avenir rapproché.
Au Québec, à la suite de l’adoption de la Loi 170 sur les réorganisations municipales, plusieurs groupes se sont inquiétés des effets d’une telle réorganisation sur la représentation des femmes et des personnes issues des groupes ethnoculturels dans les conseils municipaux, allant même jusqu’à prédire une baisse significative de leurs effectifs. Cet article examine les principales caractéristiques démographiques et ethnoculturelles des élus municipaux dans les cinq villes assujetties à la Loi 170, soit Gatineau, Lévis, Longueuil, Québec et Montréal, après les élections municipales du 4 novembre 2001. Plus précisément, il tente d’apporter une réponse à ces questions : les fusions ont-elles permis l’émergence d’acteurs nouveaux sur la scène politique municipale québécoise ? Encore trop peu présentes au sein des conseils municipaux, les femmes ont-elle fait les frais des réorganisations municipales ? Après les fusions, comment la diversité ethnoculturelle se manifeste-t-elle à Montréal ? En somme, cet article tente de voir si le nouveau contexte municipal a favorisé la reproduction ou le renouvellement des représentants municipaux.
Les villes moyennes supérieures (VMS) au Québec sont au nombre de quatre. Il s’agit de Gatineau, Sherbrooke, Saguenay et Trois-Rivières. Elles se distinguent des autres villes moyennes par leur population plus importante, leur base économique plus solide et plus diversifiée et leur fonction de capitale administrative dans leur région respective. Aucune de ces villes ne se situe à la périphérie immédiate des grandes agglomérations urbaines de Montréal et de Québec et en ce sens, elles ne constituent pas des villes satellites. L’analyse de leur évolution démographique et économique pour la période 1971 – 2001 révèle que, dans l’ordre, ce sont les villes de Gatineau et Sherbrooke qui ont connu la meilleure croissance et qui ont les meilleures perspectives d’avenir ; que la ville de Trois-Rivières connaît depuis les années 1990 une stabilité précaire, et que la ville de Saguenay est engagée depuis la dernière décennie dans une relative phase de déclin. Le poids total de ces quatre VMS dans l’économie et la démographie québécoises, s’avère relativement faible ; néanmoins, elles seront sûrement au centre des politiques publiques visant le développement des régions administratives où elles occupent le rôle de pôle régional.
Les changements apportés au questionnaire depuis 1971 et une importante migration différentielle selon la langue ont compromis la comparabilité des données des recensements successifs sur les transferts linguistiques entre l’anglais et le français dans la majeure partie du Québec. Dans les deux régions les moins touchées par ces difficultés, la dynamique de l’assimilation entre l’anglais; et le français semble en 199 1, en dépit des politiques linguistiques favorables au français, jouer au profit de l’anglais autant sinon plus qu’en 1971. Cette domination de l’anglais se poursuit malgré une hausse sensible du poids relatif de la population francophone et un rétrécissemenlt marqué de l’écart entre la connaissance de l’anglais et celle du français dans les régions étudiées.
Cette étude traite des variations de la mortalité en Jonction de la pauvreté dans la portion québécoise de la région métropolitaine de recensement d’Ottawa-Hull (Outaouais urbain) et dans l’ensemble des six plus grandes agglomérations urbaines (RMR) du Québec, à partir d’une approche écologique à l’échelle des secteurs de recensement. Les taux de mortalité observés dans les secteurs de l’Outaouais urbain sont comparés à ceux observés dans des quintiles regroupant les secteurs de richesse similaire des six RMR confondues. Les résultats indiquent que le gradient des taux de mortalité des hommes des secteurs les plus riches à ceux des hommes des secteurs les plus pauvres est plus abrupt en Outaouais urbain que dans l’ensemble du Québec urbain. Les taux de décès sont également plus élevés dans les secteurs de l’Outaouais urbain que dans les secteurs de richesse comparable du Québec urbain. Dans l’ensemble, la surmortalité observée en Outaouais urbain concorde avec sa pauvreté relative au sein de la RMR d’Ottawa-Hull, même si le revenu moyen y est plus élevé que la moyenne québécoise.
L’étude des migrations quotidiennes des travailleurs d’après les données des recensements n’est possible que depuis 1971. L’auteur confronte les résultats d’une recherche exploratoire sur l’importance et les caractéristiques de cette mobilité dans la région frontalière de l’Outaouais aux principales propositions de la théorie du capital humain. À l’aide des mêmes informations, il essaie de mieux évaluer le degré d’interdépendance économique, voire de dépendance, entre les municipalités ou les régions d’un espace géopolitique donné.
Les réseaux de contacts des groupes de femmes de l’Outaouais se situent principalement à l’intérieur de la région et s’étendent rarement du côté ontarien. Il en ressort deux dimensions majeures : les contacts entre groupes de femmes et les contacts relatifs au domaine d’intervention précis. Les résultats de cette enquête sont confrontés au débat sur l’intégration de l’Outaouais à la grande région de la capitale fédérale.
Cette étude présente une mesure de l’évolution des disparités linguistiques de revenu dans la région d’Ottawa-Hull entre 1970 et 1980. Les données sont compilées sur la base des municipalités et des secteurs de recensement et permettent une comparaison des revenus des francophones et des anglophones. Les calculs prennent en considération, d’une part, le revenu familial total moyen d’une municipalité ou d’un secteur et, d’autre part, la proportion de francophones que l’on y trouve. De plus, les taux de chômage selon l’appartenance linguistique montrent que les disparités ont encore une ampleur appréciable en 1980. Il faut cependant noter une légère tendance à long terme à la réduction de ces disparités.
L’étude s’intéresse au problème de la migration de la population des municipalités de l’Outaouais selon les différentes catégories d’âge. Une analyse en composantes principales après transformation KHI, appliquée à une matrice évaluant les écarts entre la population réelle en 1981 et la population estimée à partir d’une hypothèse de population fermée, a permis d’identifier les principaux comportements migratoires associés aux différentes catégories d’âge. Les résultats montrent l’importance du rôle joué par certaines catégories, notamment celles à l’intérieur desquelles des changements dans la composition du ménage ont une plus grande probabilité d’occurrence. Enfin, l’analyse des notes factorielles souligne le caractère particulier des municipalités de la Communauté régionale de l’Outaouais par rapport à celles se situant dans les municipalités régionales de comté de l’Outaouais.
La mobilité linguistique se solde dans l’Outaouais par une légère anglicisation de sa population francophone avec un taux net se maintenant environ à 2% depuis 1971. Les transferts nets du français à l’anglais sont un peu plus fréquents dans la conurbation de Hull qu’en région rurale. En milieu urbain, ces transferts sont compensés partiellement par une certaine francisation d’allophones. En comparaison, de 1971 à 1986, l’anglicisation des francophones a augmenté sensiblement dans la conurbation ontarienne d’Ottawa, s’élevant jusqu’à 23% au dernier recensement. Cette différenciation de la situation linguistique de part et d’autre de la frontière interprovinciale s’expliquerait davantage par une migration interne différentielle selon les affinités linguistiques que par un impact direct des lois linguistiques du Québec (22 ou 101) sur le comportement linguistique des habitants de l’Outaouais.